Jusqu’ici il semble qu’il y ait une vie après la perte du triple A. L’eau coule sous les ponts, la campagne présidentielle bat son plein, les trains roulent. Mais 2012 ne s’annonce pas comme un fleuve tranquille.
Pour les DAF, l’heure a sonné de boucler les comptes 2011. Un exercice particulier en cette période de crédit rare. En effet, l’entrée en vigueur des règles dites Bâle 3 qui obligent les banques à augmenter leurs fonds propres intervient au moment où tout le secteur est fragilisé par la crise de la zone euro. Les parts du gâteau du crédit risquent fort de se réduire, notamment pour les PME. D’où l’impératif de présenter à ses administrateurs et à son banquier son plus beau visage.
Bien sûr, les chiffres sont les chiffres et la finance n’est pas un conte de fée qui transforme les crapauds en princesses. Mais la façon de les présenter a également son importance, notamment lorsqu’il s’agit de démontrer la solidité financière de son entreprise. En particulier, mieux vaut expliquer certains mauvais résultats, et les mesures prises pour améliorer la situation, plutôt que de les laisser à l’appréciation du lecteur ou tenter de les minimiser.
De même, les montants de crédit accordés par chaque banque étant appelés à se réduire, pour financer un investissement, la PME devra fatalement s’adresser à plusieurs établissements. Ces derniers vont être très courtisés en 2012. Les entreprises qui l’emporteront seront celles qui se montreront les plus convaincantes sur leur situation financière et leur projet. Question de confiance.



